22 janvier 2002.
Voilà aujourd'hui 7ans que mon Papa Jacques rejoignait les anges du ciel.
Cette maladie dérivée du cancer, le lymphome, emportait l'homme qui a toujours été là pour nous, sa famille.
Qui aurait pu savoir qu'il partirait? Nous y avons tous cru, à sa guérison. Oui. Et puis en rentrant du lycée à 15h30, l'on m'annonçait que mon père s'était endormi dans les bras de ma soeur. Et je n'étais pas près de lui.
Je me rapellerai à jamais la fois où je lui ai dit que je l'aime pour la première fois en 19 ans. Quelle joie de voir son visage s'illuminer.
Comment avoir réussi a tenir le coup? Comment avoir réussi à continuer à vivre? Pourquoi ce sont les gens honnêtes et heureux de vivre qui s'en vont?
Il a tout donné dans sa carrière de chimiste et c'est tous ces saloperie de produits toxiques qui lui ont provoqué cette merde.
Il n'est pas une journée où je ne pense à lui. Il ne connaîtra jamais son petit fils. Il ne m'accompagnera pas jusque à l'autel. Il ne m'a pas vu devenir femme. Il n'a pas connu ma maison. Toutes ces petites choses de la vie qui font que l'on vit.
Je sais qu'il est là pour moi et qu'il fait en sorte que tout se passe bien pour nous. Il m'a envoyé mon fils alors que je ne voulais pas d'enfant: ma plus belle chose qui me soit arrivé depuis qu'il est parti.
Mais je sais que je le retrouverai bientôt et que ce moment de joie quand il me prendra dans ses bras, ne sera comparable à rien d'autre.
Si j'avais su le dénouement de cette horrible période, j'aurai incontestablement fait autre chose de notre relation, j'aurai pri le temps de te connaître mieux et de passer du temps avec toi.
Papa, je t'aime.
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